La plupart des gens réservent un massage en choisissant le mot qu'ils reconnaissent. Cela tombe juste une fois sur deux.
Les types sont réellement différents : pression différente, objectif différent, certains habillé, d'autres non, et l'un d'eux n'implique presque aucune pression. Voici à quoi sert chacun, pour que vous réserviez celui qui correspond au problème.

Commencez par la question honnête
Avant de choisir un type, répondez à ceci : voulez-vous vous détendre, ou voulez-vous que quelque chose de précis cesse de faire mal ?
Ces deux objectifs tirent dans des directions opposées, et la déception la plus fréquente que nous voyons, c'est quelqu'un qui voulait le premier et a réservé le second. Un travail en deep tissue sur une personne stressée et en manque de sommeil qui espérait une heure de calme n'est pas un plaisir. C'est une épreuve qu'elle a payée.
Soyez honnête sur ce que vous voulez. L'autre attendra la prochaine fois.
Le massage suédois
Idéal pour : les tensions générales, le stress, le sommeil, et par défaut si vous hésitez.
Longs mouvements fluides, pression moyenne, huile, corps entier. C'est le massage que la plupart des gens ont en tête. Il agit sur l'ensemble du système plutôt que sur un point précis : circulation, système nerveux, et cette affaire générale qui consiste à vous faire lâcher prise.
C'est le bon premier massage pour presque tout le monde, et le bon massage pour la plupart des gens la plupart du temps. Il n'a rien de rudimentaire : le fait qu'il soit le plus demandé n'est pas une raison de l'écarter au profit de quelque chose qui sonne plus sérieux.
Pas pour vous si vous avez un nœud tenace bien précis que vous voulez démonter. Le suédois sera très agréable et le laissera là où il est.
Le massage deep tissue
Idéal pour : les nœuds persistants, les tensions installées de longue date, l'épaule qui va mal depuis mars.
Plus lent, plus ferme, et ciblé. Le praticien travaille les couches profondes du muscle et du tissu conjonctif, en passant souvent beaucoup de temps sur une petite zone. Cela peut être inconfortable sur le moment : un inconfort productif, pas une souffrance.
Deux malentendus fréquents. D'abord, cela ne doit jamais être simplement douloureux. Sensible, avec une respiration qui accompagne, oui. Serrer les dents dans une vraie douleur, non : le muscle se contracte alors contre le praticien, ce qui est l'inverse du but recherché. Dites-le. Un bon praticien veut le savoir et ajustera immédiatement.
Ensuite, vous pouvez avoir des courbatures le lendemain, un peu comme après un effort inhabituel. C'est normal et cela passe en un ou deux jours. Buvez de l'eau, et ne le réservez pas la veille d'une échéance physique.
Pas pour vous si vous êtes épuisé, souffrant, ou si vous voulez être apaisé. Signalez aussi tout traitement anticoagulant, blessure ou opération récente au moment de réserver.
Le massage thaï
Idéal pour : la raideur, l'amplitude de mouvement limitée, et ceux qui trouvent ennuyeux de rester allongés une heure.
D'une nature différente des autres. Vous restez entièrement habillé, vous êtes sur un futon plutôt que sur une table, et il n'y a pas d'huile. Le praticien utilise mains, avant-bras, coudes, genoux et pieds pour appliquer une pression le long des lignes d'énergie du corps, et vous fait traverser une longue séquence d'étirements assistés.
On l'a décrit comme du yoga que quelqu'un d'autre vous fait faire. Le résumé est juste, et c'est pourquoi il convient aux personnes tendues plutôt qu'endolories : hanches figées par le bureau, dos raide, épaules qui ne tournent plus correctement.
Il est aussi plus actif que les autres. Vous ne vous endormirez pas.
Pas pour vous si vous avez une hypermobilité articulaire, des blessures récentes, de l'ostéoporose, ou si vous êtes enceinte. Dites-le au moment de réserver, dans tous les cas.
Le massage aromathérapie
Idéal pour : le stress, la morosité, le sommeil, et toute personne pour qui l'odorat compte.
Pour l'essentiel un massage suédois avec des huiles essentielles choisies pour vous et mélangées à l'huile de support. Pression plus légère que le deep tissue, rythme plus lent qu'un suédois classique.
Les huiles ne sont pas un médicament et nous ne prétendrons pas le contraire. Ce qu'elles font de façon fiable, c'est rendre l'heure plus enveloppante, et l'odorat a un accès direct aux zones du cerveau liées à la mémoire et à l'humeur. Pour quelqu'un dont le problème est de ne pas réussir à décrocher, cela compte davantage qu'il n'y paraît.
Pas pour vous si vous avez la peau sensible, des allergies, ou si vous êtes enceinte : plusieurs huiles essentielles courantes sont déconseillées pendant la grossesse. Mentionnez-le toujours.
Le drainage lymphatique manuel
Idéal pour : la rétention d'eau, les gonflements, l'œdème post-opératoire lorsqu'un médecin l'a validé, les jambes lourdes en été.
Celui que l'on réserve par erreur. Ce n'est pas un massage au sens habituel : la pression y est extrêmement légère, plus proche d'un étirement lent de la peau que d'une pression sur le muscle, et elle suit les voies lymphatiques dans un ordre précis.
Si vous arrivez en vous attendant à être travaillé fermement, vous passerez l'heure à vous demander quand cela commence. Réservé pour la bonne raison, il est discrètement efficace, et beaucoup le trouvent profondément apaisant.
Pas pour vous si vous cherchez un soulagement musculaire. Et il est réellement contre-indiqué dans plusieurs situations : infection active, certaines affections cardiaques et rénales, cancer non traité, entre autres. Ici, nous communiquer vos antécédents médicaux n'est pas une formalité.
Le massage métamérique
Idéal pour : les tensions qui correspondent à une zone précise du dos et aux trajets nerveux qui en partent.
Moins connu que les autres. Il travaille sur des segments du corps reliés par une même innervation, par un travail ferme et précis le long de la colonne et des zones qui s'y rattachent. Les personnes souffrant de tensions dorsales localisées et anciennes vont souvent plus loin avec lui qu'avec un travail général.
S'il ne vous est pas familier, demandez qu'on vous l'explique au moment de réserver plutôt que de le choisir à l'aveugle.
L'abhyanga
Idéal pour : la détente profonde, la sécheresse cutanée, et ceux qu'attire une expérience plus rituelle.
Un massage ayurvédique du corps entier utilisant de généreuses quantités d'huile chaude, avec de longs mouvements rythmés sur tout le corps, cuir chevelu compris. Il ne se presse pas et sa sensation n'a rien d'un massage clinique occidental.
Note pratique : vous en ressortirez huileux. Prenez un élastique à cheveux, ne le programmez pas avant une réunion, et portez quelque chose que vous ne craignez pas de tacher.
Une méthode rapide pour choisir
- Vous hésitez, vous êtes globalement à cran → suédois
- Une zone tenace bien précise → deep tissue
- Raide, tendu, envie de mieux bouger → thaï
- Envie d'être transporté → aromathérapie ou abhyanga
- Gonflements, jambes lourdes → drainage lymphatique
- Tension dorsale localisée qui revient sans cesse → métamérique
Ce qu'il faut toujours dire à votre praticien
Les blessures et les opérations, même anciennes. Les traitements, en particulier les anticoagulants. La grossesse, à n'importe quel stade. Les affections cutanées et les allergies. Si vous avez déjà reçu un massage. Et ce que vous attendez de cette heure.
Rien de tout cela n'est un questionnaire intrusif. Un praticien qui sait que votre épaule gauche a été reconstruite en 2019 vous offre une meilleure heure que celui qui l'apprend en vous faisant mal.
Et pendant la séance
Parlez. Trop fort, trop léger, trop froid, position inconfortable : dites-le. Les praticiens préfèrent de loin ajuster à la dixième minute qu'apprendre à la fin que vous n'avez pas apprécié. Rester poliment silencieux pendant un massage qui ne vous plaît pas est l'erreur la plus courante et la plus facile à corriger qui soit.
Une chose à faire dès aujourd'hui
Déterminez lequel des deux objectifs est le vôtre — se détendre ou réparer — et notez la zone de votre corps qui vous a le plus gêné ce mois-ci. Apportez les deux à votre réservation. C'est là toute la consultation, et c'est ce qui sépare une heure agréable d'une heure utile.